GENIÈVRE
(Cupressinées)
9 frimaire

Extrait de: Elemens
d’histoire naturelle médicale, Achille Richard
(vers 1850)
" Les fruits du genévrier, connus sous le nom de baie de
genièvre, ont une saveur amère, chaude et
térébinthacée. C’est la seule partie de cet
arbrisseau dont on fasse usage en médecine. On les emploie comme
toniques et stimulans. Quand l’estomac est dans un état de
débilité qui en ralentit les fonctions ; quand la
secrétions de l’urine, la menstruation, sont
diminuées ou supprimées à cause de
l’état de faiblesse de la vessie et de
l’utérus, les baies de genièvre peuvent être
avantageusement employées comme stomachiques, diurétiques
ou emménagogues.
On prépare avec ce fruit une infusion aqueuses ou vineuse,
après en avoir concassé une demi-once, que l’on met
dans une livre de liquide. L’extrait est une préparation
fort énergique, dont la dose est d’un scrupule à un
demi-gros.
Ils contiennent de l’huile essentielle, du mucilage et du sucre.
Aussi, dans certains pays du nord de l’Europe, on distille les
baies de genièvre avec de l’eau-de-vie, qui prend une
saveur et une odeur aromatique et très forte. Cette liqueur
porte le nom d’eau-de-vie de genièvre."
Extrait de La nouvelle maison rustique, (an XII)
"La sève du genévrier, est une gomme: "elle vient au
printemps, c'est la sandaraque, autrement dit vernis dont on se sert
pour colorer les ouvrages de menuiserie, le vernis d'écrivain se
fait de cette sandaraque mise en poudre subtile, et cela en fait boire
l'encre et l'empêche de s'étendre. Le vernis liquide se
fait aussi de cette gomme en y ajoutant de l'huile de lin: on en met
sur les cartes de géographie et les tableaux pour les conserver
et leur donner de l'éclat."