FIGUE
(Moracées)
(7 brumaire)

Originaires d'Orient, riche d'une centaine
d'espèces, le figuier est très répandu dans
le Bassin méditerranéen. C'est, avec l'olivier,
la vigne, le palmier dattier et le grenadier, l'un des 5
arbres de la Terre Promise, et le premier des arbres
explicitement cité dans la Bible, puisque ses feuilles
fournissent à Adam et Eve de quoi se couvrir après
le péché. Les Romains dégustaient les
figues avec du jambon cuit et s'en servaient pour gaver les oies,
les Phéniciens, les consommaient sèches lors de
leurs expéditions en mer.
Chez les Anciens, le latex de figuier était utilisé
pour la préparations des fromages, on l'employait
également pour attendrir la viande.
"On se sert en médecine des figues
desséchées au four ou au soleil ... elles
remédient au sable des reins, de la vessie,
résistent au venin, et sont spécifiques dans la
petite vérole et la rougeole pour pousser les pustules dehors,
les mûrir, et les ramollir... Les figues vertes ou
sèches conviennent toutes deux aux maux de la poitrine et
des reins, la première ayant tant de sympathie avec les
derniers, que les remèdes propres à la poitrine sont
également propres aux reins. Ainsi, la décoction de
figues, salutaire dans la toux contre l'asthme, en
corrigeant, tempérant, découpant et tirant la
lymphe viciée, n'est pas moins convenable dans la
douleur néphrétique, dans le calcul,
l'ulcère des reins, l'iscurie, le pissement de sang." (La nouvelle maison rustique,
an XII).
La figue cuite dans du lait aurait le pouvoir de guérir
les panaris.